Mille organisations publient leurs dépenses destinées au développement et à l’action humanitaire au format de l’IITA

  • 30 Mai 2019

L’Initiative internationale pour la transparence de l’aide (IITA) a franchi le cap de 1000 organisations publiant leurs dépenses conformément à la norme de l’IITA.

En 2011, le gouvernement britannique a été le premier à publier les chiffres de l’aide versée. Depuis, l’IITA a cru rapidement pour devenir une norme mondiale reconnue pour saisir des données sur les ressources humanitaires et l’aide au développement. Aujourd’hui 1000 gouvernements, organisations multilatérales et non gouvernementales, fondations, entreprises privées et institutions de financement du développement ont publié les données les concernant en toute transparence.

IATI reaches 1000 publishers

Ce chiffre, qui pose un jalon, indique les énormes progrès réalisés par l’IITA dans son programme de transparence au sein des communautés du développement international et de l’action humanitaire. Lancée il y a un peu plus de dix ans, l’IITA a été adoptée dans la plupart des grands accords humanitaires et de développement mondiaux (Partenariat de Busan et accord dit « Grand Bargain »). De même, trois gouvernements (le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique) demandent désormais aux bénéficiaires de l’aide qu’ils attribuent de publier des données au format de l’IITA.

Ce chiffre, qui pose un jalon, indique les énormes progrès réalisés par l’IITA dans son programme de transparence au sein des communautés du développement international et de l’action humanitaire.

Les données concernant plus d’un million d’activités humanitaires et de développement ont été communiquées, concernant des thèmes divers, de l’assistance alimentaire en situations d’urgence aux mesures pour lutter contre les changements climatiques. Et désormais, quiconque dans le monde peut consulter des informations sur les financements, la géographie, les résultats et autres. Ces données sont essentielles en vue d’améliorer la planification, la coordination et la gestion transparente des ressources utilisées pour aider les populations les plus pauvres et les plus vulnérables du monde entier.

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Consultez toutes les données grâce à d-portal.org, la plateforme de recherche en ligne de l’IITA.

Les données de l’IITA, un support en matière de prise de décisions et de responsabilité

En 2012, le gouvernement de la République démocratique du Congo a été le premier à commencer à utiliser les données de l’IITA. Depuis, le nombre de gouvernements ayant intégré le format de l’IITA à leurs systèmes de gestion financière a régulièrement progressé.

Des pays partenaires comme le Honduras ou Madagascar ont ainsi pu mettre en évidence des milliards de dollars versés au titre de l’aide humanitaire et identifier des centaines d’organisations extérieures présentes sur la scène nationale, auparavant méconnues de l’État. Ces données supplémentaires ont servi à la prise de décisions. Citons l’exemple du Libéria où le gouvernement a consulté les données de l’IITA pour appuyer les efforts de coordination pendant l’épidémie du virus Ebola en 2014 ou encore celui de la Somalie, où le gouvernement fédéral a utilisé les données de l’IITA pour informer le Plan de développement national (2017–2019).

Honduras govt

Des pays partenaires comme le Honduras ou Madagascar ont ainsi pu mettre en évidence des milliards de dollars versés au titre de l’aide humanitaire et identifier des centaines d’organisations extérieures présentes sur la scène nationale, auparavant méconnues de l’État.

Les gouvernements de pays partenaires n’ont pas été les seuls à utiliser les données de l’IITA et d’autres parties prenantes de premier plan ont pu en bénéficier. Des organisations de la société civile comme Publish What You Fund ont recours à l’IITA pour promouvoir une plus grande transparence et de nombreux donateurs et organisations multilatérales ont créé des portails d’aide en ligne alimentés par les données de l’IITA pour informer le public des pays ou régions auxquels les financements sont destinés.

Et beaucoup reste à faire. L’IITA reste fermement attachée à promouvoir l’utilisation généralisée et systématique de ses données pour parvenir au développement durable à travers des campagnes de sensibilisation ou l’amélioration de ses outils.

Prochain enjeu pour l’IITA : renforcer la qualité des données

Les signataires ayant atteint une masse critique, l’IITA souhaite désormais mettre l’accent sur une meilleure qualité des données publiées. L’Initiative réfléchit à la meilleure manière d’encourager les organisations à régulièrement mettre à jour les données les concernant, à éviter les erreurs, à utiliser la version la plus récente de la norme de l’IITA et à fournir des données dans un plus grand nombre de domaines, comme la géolocalisation et les résultats.

L’IITA s’est fixé comme objectif d’offrir des données de plus grande qualité pour en garantir la fonctionnalité et l’utilité pour tous les acteurs œuvrant à une utilisation efficace des ressources, en vue de parvenir au développement durable.

Cette réorientation qualitative l’amène à encourager les pratiques d’excellence de la part des signataires qui fournissent des données de haute qualité. L’objectif sera également de mettre en œuvre des améliorations pour soutenir et inciter les signataires à produire des données d’une plus grande qualité. L’IITA continuera à travailler en collaboration avec différentes communautés de signataires, d’utilisateurs et d’experts techniques pour atteindre ces objectifs.

Le lancement cet été d’un nouvel outil de validation de l’IITA marque le début d’une nouvelle étape. Les signataires pourront ainsi automatiquement repérer les domaines dans lesquels la qualité de leurs données peut être améliorée et garantir la seule utilisation dans la nouvelle banque de données de l’IITA de données ayant été préalablement validées.

L’IITA s’est fixé comme objectif d’offrir des données de plus grande qualité pour en garantir la fonctionnalité et l’utilité pour tous les acteurs œuvrant à une utilisation efficace des ressources, en vue de parvenir au développement durable.